Les montagnes sont toutes grises ce matin, il fait froid, mais après quelques minutes de travail, nous avons chaud. On poursuit notre travail entrepris la veille, repartir le compost sur la rizière, Nanako nous aide aujourd'hui. On se contente de transporter le compost dans nos brouettes et de le déverser en tas, à intervalle réguliers. On l'étalera plus tard. A trois on va plus vite, on parvient à finir juste avant que la pluie commence à tomber.

Sophie va faire une sieste pendant que je m'installe à l'ordi pour écrire. Peu après la pluie cesse.
Sophie m'a fait remarquer, à juste titre, que ma description du lieu enjolive beaucoup la réalité, mais si je prend la vue que j'ai au moment où j'écris, c'est tout simplement magnifique. Je suis assise au chaud sous un kotatsu, les panneaux coulissants en papier sont ouverts sur la baie vitrée qui donne successivement sur le potager, deux rizières, le champ avec les vaches et la montagne couverte de conifères.

Et en quoi j'enjolive? Soyons honnêtes, on a beau être à la campagne, le béton est ici aussi, sur les bords de la rivière, il remonte jusqu'à la route.
La maison et les rizières qui l'entourent sont encastrées entre les montagnes dans la vallée, certes, mais la route, longe la rivière, pire la route surplombe la rivière ce qui revient à dire que la route surplombe le terrain où se trouve la maison, d'un bout à l'autre.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire